1. 3D ou image stéréoscopique

    Dans la vision naturelle, les yeux saisissent un objet sous deux angles légèrement différents du fait de l’écartement oculaire. C’est cette différence d’angle qui fait le relief des images réelles que nous voyons. L’association de deux caméras sur un même objet permet de recréer cette sensation du réel dès lors que les deux images restent bien dissociées au moment de la visualisation. L’oeil de droite du spectateur doit donc être invité à capter l’image filmée par la droite et l’oeil de gauche l’image filmée par la gauche. Le cerveau en fait la synthèse tridimensionnelle. Des lunettes permettent d’assurer cette « séparation » des images, par des techniques de polarisation, de colorimétrie ou de décalage temps.

  2. Top
  3. Antenne parabolique

    Antenne dont la surface du réflecteur principal a la forme d’un paraboloïde. Elle a la propriété de réfléchir les signaux entrants parallèles en les dirigeant vers un foyer unique où est installée la source munie de son LNB.

  4. Top
  5. Charge utile

    La charge utile du satellite désigne la partie qui lui permet de remplir la mission pour laquelle il a été conçu c’est-à-dire, pour un satellite de télécommunications, recevoir, traiter et réémettre vers la terre des signaux. La charge utile comprend notamment les antennes du satellite et les répéteurs, mais pas les équipements de contrôle, de propulsion ou d’alimentation électrique qui appartiennent à la plate-forme (structure physique).

  6. Colocalisé (ou copositionné)

    Qualifie un satellite occupant la même fenêtre de maintien à poste sur l’orbite géostationnaire qu’un ou plusieurs autres satellites, de sorte que leur séparation angulaire est très petite vue du sol. Pour une petite antenne réceptrice, les satellites paraissent être exactement à la même position. En réalité, ils sont maintenus au moins à plusieurs kilomètres de distance les uns des autres en adoptant, pour leurs orbites respectives, des valeurs légèrement différentes d’inclinaison et d’excentricité.

  7. Compression MPEG

    Motion Pictures Experts Group. Groupe créé par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) qui définit des normes internationales pour le codage de la compression des images animées et des programmes audio. Le MPEG-2 a été le premier format de compression vidéo utilisé pour la télévision dès 1995 et a permis l’introduction de la télévision numérique grand public, sur le satellite et le câble. Le MPEG-2 permet de faire circuler 8 chaînes numériques (en moyenne) sur l’emplacement d’une seule chaîne analogique. Le MPEG-4 déjà utilisé pour le streaming vidéo sur Internet a fait son apparition commerciale en 2006 pour la diffusion de la télévision. Il est essentiel pour le développement de l’offre de programmes en Haute Définition car il permet d’en réduire significativement les débits requis : la HD en MPEG-2 se fait à un débit de 18 Mbps au minimum, alors que le MPEG-4 en réduit la bande nécessaire à 8 Mbps. Des gains supplémentaires de l’ordre de 30 à 40% sont attendus dans les prochaines années.

  8. Couverture

    Zone géographique dans laquelle les signaux du satellite peuvent être reçus avec une qualité suffisante au moyen d’une antenne correctement dimensionnée. Les couvertures des satellites sont généralement indiquées sous la forme d’empreintes montrant le G/T, la p.i.r.e. ou un autre paramètre, comme la taille d’antenne requise pour recevoir un service donné avec un bon niveau de qualité.

  9. Top
  10. DVB

    Digital Video Broadcasting. Ensemble de normes pour l’émission et la réception de signaux de télévision numérique par satellite, par câble ou par voie terrestre, formalisé par l’Institut européen des normes de télécommunications (ETSI). La famille DVB comprend plusieurs normes, notamment pour l’émission et la réception par satellite (DVB-S), par câble (DVB-C) et par voie terrestre (DVB-T).

  11. Top
  12. EPG

    Guide Electronique des Programmes. Interface graphique utilisateur générée par un récepteur satellitaire numérique, qui s’affiche sur le téléviseur de l’usager. Il fournit des informations sur les horaires et le programme des émissions, qui sont contenues dans les signaux numériques reçus du satellite. Sa fonction principale est d’aider le téléspectateur à repérer rapidement et choisir les émissions qui l’intéressent, mais il peut aussi servir pour d’autres services interactifs.

  13. Equinoxe de la terre (éclipse pour le satellite)

    Pendant les équinoxes de mars et de septembre, le soleil est proche du plan de l’équateur et donc du plan de l’orbite géostationnaire. Du fait de la rotation de la terre, cet alignement implique que pendant certaines périodes la terre masque le soleil ne permettant plus d’alimenter les panneaux solaires. La durée de cette éclipse pour le satellite change graduellement à l’approche de l’équinoxe pour aller jusquà 70 mn le jour même. Pendant ces périodes, des batteries d’accumulateurs prennent le relais des panneaux solaires pour permettre au satellite de continuer à fonctionner normalement.

  14. Top
  15. Faisceau

    Flux unidirectionnel dondes radio, émis par une antenne, et concentré dans une direction particulière, par analogie avec un faisceau lumineux. L’intersection d’un faisceau satellitaire avec la surface de la terre est appelée l’empreinte (du faisceau). Un faisceau est dit orientable quand il peut être repointé en orbite vers une autre zone de couverture, par des moyens mécaniques ou électriques.

  16. Fréquence

    La fréquence identifie le nombre d’oscillations produites par unité de temps exprimée en hertz. Un hertz correspond à une oscillation par seconde. Les transmissions par satellite sont généralement en GHz (milliard de hertz). On utilise l’expression « spectre de  fréquences » pour parler d’une plage de fréquences continue. Ainsi le spectre de la bande Ku attribuée aux systèmes de télécommunications par satellite s’étend de 10,7 GHz à 14,5 GHz.

  17. Top
  18. Haute définition

    La définition d’une image de télévision numérique, exprimée en millions de pixels par seconde, est constituée principalement du nombre de lignes horizontales, du nombre de points par ligne et du nombre d’images chargées par seconde. En multipliant au minimum par 5 le nombre de pixels par seconde, la haute définition permet d’obtenir une très grande netteté dans les détails de chacun des plans qui restitue la sensation de relief de l’image réelle.

  19. Top
  20. LNB

    Low noise block converter. Le LNB, est situé derrière la source de réception d’une antenne satellitaire. Le LNB a pour rôle d’amplifier les signaux reçus et d’abaisser leur fréquence (habituellement dans la bande des 950 à 2150 MHz) afin d’être traités par le récepteur, terminal DVB-S ou démodulateur. Un LNB dit « universel » permet de recevoir la totalité de la plage des fréquences 10,7 GHz à 12,75 GHz de la bande Ku en réception.

  21. Top
  22. P.I.R.E.

    Puissance isotrope rayonnée équivalente. Mesure l’intensité du signal émis par un satellite vers la terre, ou par une antenne sur la terre vers un satellite. Elle est exprimée en dBW. Plus la p.i.r.e. de l’émetteur est élevée, plus le rapport G/T du récepteur peut être  réduit pour une même qualité de réception (donc plus l’antenne de réception peut être petite).

  23. Plate-forme (ou module de service)

    La plate-forme regroupe principalement toutes les fonctions de contrôle de pointage, de propulsion, de régulation thermique et d’alimentation du satellite. Les équipements de contrôle de pointage sont constitués de capteurs (ou senseurs) qui permettent d’informer le sol de l’orientation du satellite dans l’espace pour le maintenir correctement orienté vers la terre. Le pilotage s’effectue par un système de propulsion en général chimique, parfois électrique. Dans un système de propulsion chimique, outre les moteurs (tuyères), la plateforme héberge des réservoirs dergols et de gaz pressurisant (hélium en général) qui chasse les ergols vers les moteurs. Enfin, l’alimentation en énergie du satellite est assurée par des cellules photovoltaïques qui convertissent l’énergie de la lumière du soleil en électricité. Les cellules solaires sont regroupées soit sur la « peau » du satellite, pour les satellites spinnés (stabilisés par rotation), soit sur des panneaux solaires déployables.

  24. Polarisation

    La polarisation caractérise la façon dont l’onde radioélectrique se propage. Elle peut être limitée à certaines orientations du champ électrique. On parle alors de polarisation linéaire qui peut être soit linéaire horizontale soit linéaire verticale. L’onde peut également se propager en tournant à la façon d’un tirebouchon. On parle alors de polarisation circulaire droite ou polarisation circulaire gauche.

  25. Puissance

    Quantité d’énergie électrique entrant ou sortant d’un dispositif ou d’un système par unité de temps, exprimée en Watt ou dBW. L’intensité du signal sur la liaison montante ou descendante d’un système de télécommunications par satellite est quantifiée par la puissance de l’onde radio rayonnée par l’antenne démission.

  26. Top
  27. Répéteur

    Émetteur/récepteur qui émet des signaux automatiquement lorsqu’il reçoit certains signaux prédéterminés. Le terme « répéteur » pour un satellite est une unité de traitement du signal qui utilise une chaîne unique d’amplification à haute puissance. Chaque répéteur traite une plage définie de fréquences (appelée aussi « largeur de bande ») centrée sur une fréquence donnée et avec une polarisation donnée du signal reçu. Un changement de fréquence et de polarisation est opéré par le répéteur entre la réception du signal venant de la terre, avant son amplification, et sa réémission vers la terre. Un satellite comprend plusieurs répéteurs, chacun pouvant supporter un ou plusieurs canaux de communication.

  28. Réutilisation des fréquences

    Technique permettant d’utiliser une certaine plage de fréquences plusieurs fois dans le même système satellitaire afin d’accroître la capacité totale du système sans augmenter la bande passante attribuée. Les dispositifs de réutilisation des fréquences exigent un isolement suffisant des signaux utilisant les mêmes fréquences, de manière que le brouillage mutuel ne dépasse pas un niveau acceptable. Pour réutiliser les fréquences, on émet les signaux sur des polarisations distinctes (horizontale et verticale en polarisation rectiligne, gauche et droite en polarisation circulaire) et/ou on utilise des faisceaux satellitaires (étroits) desservant des zones géographiques suffisamment séparées.

  29. Top
  30. Sensibilité de réception (facteur de qualité g/t)

    La sensibilité d’un système de réception est donnée par le facteur de qualité G/T (gain/température de bruit). Cette sensibilité dépend à la fois du gain de l’antenne de réception (qui croit avec la surface de l’antenne et la fréquence du signal reçu) et du bruit total des équipements électroniques utilisés pour cette réception (exprimé en température de bruit). Plus le G/T est élevé, plus la puissance démission peut être réduite. Inversement, plus la puissance démission est forte, plus le G/T peut être réduit (donc plus la taille de l’antenne de réception peut être petite).

  31. Set-top box (ou récepteur numérique)

    La set-top box tire son nom anglais de l’endroit où elle est habituellement placée (près du poste de télévision). Ce terme désigne de façon générique tout adaptateur transformant un signal externe en un contenu pouvant s’afficher sur le téléviseur. La set-top box est raccordée au téléviseur de la même manière qu’un magnétoscope, par exemple à l’aide d’une connectique Péritel, HDMI ou autre. Concrètement, les premières set-top box étaient les décodeurs pour la télévision par satellite et par câble.

  32. Signal numérique

    Qualifie un système qui convertit les informations en nombres, permettant ainsi la compression des données et la réduction de la bande passante requise pour un service donné. Un répéteur de 36 MHz peut relayer un multiplex de 8 à 10 chaînes de télévision en format de compression MPEG-2.